La journée de la femme : le temps de l’hommage et de l’introspection

La journée internationale de la femme qui se célèbre ce 8 mars comme chaque année, est le temps de l’hommage, hommage à ces femmes, grand-mères, mères, épouses…, qui tracent silencieusement nos parcours et nos vies, sans tambour ni trompette, avec douceur et amour, au mépris de notre ingratitude, de notre « orgueil mâle », et au sacrifice de leurs ambitions personnelles, bref de leurs vies qu’elles nous offrent. Pour ma part, je voudrais en particulier rendre hommage à ma feue grand-mère (Mengue Tsoungui Emilienne), cette femme volontaire, indépendante et travailleuse acharnée, qui a fait de moi un homme. Elle m’a élevé en m’inculquant des valeurs dont je mesure aujourd’hui le sens et l’importance. C’est par sa vie que je sais que les femmes sont capables d’accomplir autant de choses que les hommes.

Ce jour est aussi un jour d’introspection, de recul pour prendre conscience des humiliations, des pratiques socioculturelles d’un autre temps (excision, mariages forcées, etc.) et des atteintes physiques (violences viols, etc.), dont sont encore victimes les femmes. En regardant l’année dernière un documentaire sur le sort des femmes congolaises durant le conflit, j’ai été particulièrement horrifié par les témoignages et les images parfois insoutenables sur les violences et les viols dont ont été (sont encore!) victimes des fillettes de 5 ans à des mamans de 70 ans dans l’Est de la RDC. Ce qui est consternant, c’est l’échelle des viols et leur caractère systématique qui donne à penser qu’ils font partie des stratégies politico-militaires des belligérants. C’est aussi surprenant de constater que la réaction du gouvernement congolais comme celle de la communauté internationale est plutôt timide, et laisse les auteurs de ces atrocités dans l’impunité. Je vous invite à lire à ce sujet un rapport de Human Rights Watch qui a compilé de nombreux témoignages sur les violences infligées aux femmes dans l’est de la République démocratique du Congo. Les faits soulignés par ce rapport flirtent tout simplement avec l’horreur et la barbarie ! J’ai hésité à mettre quelques extraits ici, je préfère vous renvoyer sur le site de Human Rights Watch

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