Le virage écolo de mon épicier

Le matin, sur le chemin du bureau, j’ai pris l’habitude de m’arrêter dans une épicerie pour acheter quelques produits à emporter pour mon petit déjeuner. J’ai toujours refusé systématiquement d’accepter des sacs plastiques comme emballages, préférant les transporter avec mes mains ou dans du papier (alimentaire) ; ce qui a fini par intriguer les employés forts sympathiques qui me servent habituellement. Car visiblement, ils étaient peu informés et sensibilisés sur la problématique de ces sacs plastiques (en particulier, les fameux sacs plastiques noirs à base d’hydrocarbures très répandus au Cameroun). J’ai donc pris le temps de leur expliquer les dangers de ces plastiques non recyclables, aussi bien pour l’environnement que pour la santé (lire le billet que j’ai écrit récemment à ce sujet). Les sacs plastiques (que je refusais obstinément de prendre) sont d’ailleurs devenu le principal sujet de nos échanges quotidiens d’amabilité.

Je voyais bien qu’ils étaient quelque peu gênés de me voir trimbaler des aliments avec mes mains. Mais finalement mon obstination a payé. Car grande et belle a été ma surprise d’arriver là bas ce matin et me voir proposer, comme emballages, des sacs plastiques recyclables (transparents, à base de polypropylèneW) ! Ils m’ont expliqué avoir eu une discussion avec leur patron, qui a finalement été convaincu, au moins de faire quelque chose pour « ce client qui transporte ses produits à la main ».

J’ai voulu partager ici cette expérience pour vous conforter dans l’idée que de petits gestes individuels, bien qu’ils paraissent, pour certaines personnes, tellement insignifiants, sont nécessaires pour contribuer (chacun modestement à son niveau, autour de lui) à la préservation de l’environnement : c’est la somme de ces gestes et engagements personnels qui construira la société verte de demain. Et surtout, ces gestes individuels, lorsqu’ils sont constants, peuvent susciter l’adhésion des autres.

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