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	<title>François Ossama</title>
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		<title>Etats-Unis-Chine : une alliance objective contre le climat. Pourquoi un accord contraignant sur le climat n&#8217;est pas possible à moyen terme ?</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 17:46:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Copenhague]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Sommet sur les changements climatiques de Copenhague s&#8217;est achevé dans une certaine confusion, avec un Accord minimum, non juridiquement contraignant. Il faut souligner que cet accord, dont les contours finaux ont été délimités par la Chine et les Etats-Unis, n&#8217;a pas été entériné formellement. A l&#8217;heure du bilan, je dirais plutôt que l&#8217;intérêt de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Sommet sur les changements climatiques de Copenhague s&#8217;est achevé dans une certaine confusion, avec un <a href="http://www.mediaterre.org/international/actu,20091222125529.html" target="_blank">Accord</a> minimum, non juridiquement contraignant. Il faut souligner que cet accord, dont les contours finaux ont été délimités par la Chine et les Etats-Unis, n&#8217;a pas été entériné formellement. A l&#8217;heure du bilan, je dirais plutôt que l&#8217;intérêt de ce sommet aura finalement été plus géopolitique qu&#8217;écologique, car Copenhague a surtout confirmé le poids pris par la Chine (que l&#8217;on mesure depuis la crise économique) sur la scène internationale. Désormais, l&#8217;axe entre la Chine et les Etats-Unis (que l&#8217;on appelle déjà G2) structurera la diplomatie internationale et ses décisions importantes. En tout cas, pour ce qui concerne les négociations sur le climat, le Sommet de Copenhague a clairement montré que leur issue ne dépend plus uniquement que de la position des Etats-Unis mais aussi de celle de la Chine. Or, sous leurs divergences apparentes, ces deux pays ont construit à Copenhague une alliance objective qui a bloqué l&#8217;intérêt écologique même de l&#8217;accord. Il importe donc de bien comprendre les logiques sous-jacentes, pas toujours affirmées dans les tribunes internationales, qui sous-tendent le tandem Chine-Etats-Unis.<br />
<span id="more-368"></span></p>
<p style="text-align: justify;">En réalité même si les stratégies de ces deux pays visent des objectifs différents (l&#8217;un en quête de leadership économique et géopolitique et l&#8217;autre voulant le conserver), elles se fondent sur des logiques similaires qui rendent pratiquement impossible à court et à moyen termes l&#8217;adoption et l&#8217;application d&#8217;un accord ambitieux sur le climat. <strong>J’entends par accord ambitieux, un accord contraignant, basé sur les objectifs de réduction des émissions formulés par les scientifiques (1), doté de mécanismes de contrôle et de sanctions (à l&#8217;exemple de ceux en vigueur à l’OMC), et intégrant le <em>principe de solidarité </em>entre le Nord et le Sud pour l&#8217;adaptation et l&#8217;atténuation</strong>. Même si un tel accord était trouvé et adopté, je ne miserai pas non plus sur son respect ; le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/protocole_de_Kyoto" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  protocole de Kyoto" class="wikiterm" >protocole de Kyoto</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup> présente un bilan mitigé, il est donc difficile d&#8217;imaginer qu&#8217;un accord (qui, rappelons le, n&#8217;aurait évidement de sens que s&#8217;il est contraignant et vise les objectifs écologiques définis par les scientifiques) pris dans son prolongement soit globalement appliqué. On insiste beaucoup sur le fait que les américains n&#8217;ont pas ratifié Kyoto, mais il faut aussi de préciser que peu de pays qui ont signé ce protocole ont pu tenir leurs engagements. Le refus des chinois d&#8217;accepter tout mécanisme d&#8217;inspection ou de contrôle international des émissions de GES (un des points de friction avec les américains à Copenhague) montre bien que certains pays veulent se réserver une marge de flexibilité dans la mise en œuvre d&#8217;un éventuel accord contraignant.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi il n&#8217;y aura pas un accord ambitieux ? Les américains, sans lesquels un engagement international sur le climat n&#8217;aurait évidement pas de sens, ne veulent pas prendre le risque d&#8217;un changement brutal du paradigme économique actuel – d&#8217;où, après tout, ils tirent les leviers de leur superpuissance &#8211; imposé par un engagement international, qui les contraindrait à adopter des mesures d&#8217;atténuation dont ils présument qu&#8217;elles pourraient éroder la compétitivité de leur économie et de leur leadership. Ils préfèrent opérer une transition en douceur et parfaitement maitrisée d&#8217;eux-mêmes (c&#8217;est très important d&#8217;insister sur ce point) vers un paradigme économique écologique ou durable (ce qu&#8217;on appelle économie verte), dont ils seraient le moteur et qui leur permettrait de conserver un avantage compétitif leur garantissant le maintien de leur suprématie économique. Or justement, l&#8217;écologie ouvre un nouveau cycle industriel et économique qui pourrait déterminer le leadership économique de demain. <strong>La stratégie américaine sur le climat se fonde donc uniquement sur un réalisme économique à court et moyen termes et sur des logiques capitalistes classiques qui ont pour but de transformer les contraintes écologiques en aubaines pour leur croissance</strong><strong> </strong>: plutôt que d&#8217;imposer à leur industrie des normes environnementales contraignantes édictées par un traité, ils préfèrent voir dans l’adaptation et l’atténuation aux changements climatiques un nouveau marché. Cette approche est donc très éloignée de l’idéologie écologique originelle qui questionne le modèle consumériste et prône la décroissance. Cette stratégie américaine est déjà implémentée : les américains, tout en refusant de signer Kyoto et tout autre accord international contraignant sur le climat, investissent aujourd&#8217;hui massivement dans les technologies vertes (un mouvement appelé &#8220;<em>green rush</em>&#8220;); après le numérique, la Silicon Valley s&#8217;est engagée dans un nouveau cycle d&#8217;innovation sur les produits et services verts, (biocarburants, solaire, voitures propres, matériaux de construction écologiques, etc.), réussissant à attirer d&#8217;importants capitaux qui parient désormais sur des start-up écologiques, avec l&#8217;ambition de faire émerger les Google, les Cisco et les Apple des technologies vertes. C&#8217;est ainsi que les Etats-Unis ont déjà pris une avance dans les technologies vertes. Selon une étude du WWF, intitulée « Economie propre, planète vivante » les Etats-Unis, avec l&#8217;Allemagne, sont, en termes de revenus générés, les deux principaux bénéficiaires des technologies vertes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces logiques économiques, qui sous-tendent la position américaine depuis des années, sont aussi partagées par les chinois. En effet, autant ils se sont engagés, comme les américains, dans la course aux technologies et à l&#8217;économie vertes (selon l&#8217;étude du WWF précitée, la Chine se classe en 4e position dans les ventes de ces technologies derrière l&#8217;Allemagne, les Etats-Unis et le Japon), autant ils considèrent qu&#8217;une reconversion à marche forcée de leur économie, surtout en matière d&#8217;énergie (la Chine tire encore 70% de son énergie du Charbon), a un coût qui, selon eux, pourrait entraîner un fléchissement de leur croissance. Ils préfèrent donc, comme les américains, choisir leur rythme, qui ne bouscule nullement les fondements structurels de leur essor économique, même si ceux-ci, (comme le maintien d&#8217;une industrie du charbon particulièrement polluante) ont un impact considérable sur l&#8217;environnement. Parallèlement, dans une perspective purement économique voire capitaliste, et conscients, comme les américains, de ses enjeux importants, ils se lancent dans la bataille pour tirer partie des opportunités de  la nouvelle économie verte. Ce n’est donc pas un hasard si le programme de relance économique chinois consacre 38% des dépenses prévues aux technologies vertes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer cette analyse, contrairement à l&#8217;opinion répandue, les dirigeants et stratèges américains et chinois sont bien conscients de l&#8217;impasse écologique vers laquelle se dirige notre planète. Mais ils considèrent que les enjeux et les risques liés à cette impasse se posent, pour eux, à plus long terme. Or, à l&#8217;heure actuelle et à moyen terme, ils sont et resteront les deux principaux bénéficiaires du modèle techno-économique qui est le vecteur du réchauffement de la planète et qui est implicitement mis en cause par les textes comme le protocole de Kyoto : les Etats-Unis bien qu&#8217;en difficulté sur le plan économique restent la première puissance mondiale ; la Chine a la plus forte croissance au monde et est en passe de ravir la  place de deuxième puissance économique au Japon. Par conséquent, ces deux pays considèrent que leur intérêt à court et moyen termes est de retarder les processus contraignants qui implicitement touchent aux fondations de leur domination pour l&#8217;un, de leur quête de développement pour l&#8217;autre. <strong>La stratégie de ces deux pays est plutôt de déplacer, in fine, les enjeux écologiques sur le terrain économique, à travers les technologies propres</strong>. Plutôt que d&#8217;adhérer à un à accord international pour lequel ils considèrent n&#8217;avoir aucun intérêt national, c&#8217;est par les technologies et l&#8217;économie vertes, prises dans des logiques capitalistes classiques, qui leur offrent des opportunités économiques, que ces deux pays essayeront de gérer la question des changements climatiques (même l&#8217;administration Bush défendait cette vision).</p>
<p style="text-align: justify;">A cette analyse, on pourrait objecter que la question des enjeux économiques (spécifiques aux pays développés) d&#8217;un accord contraignant sur le climat se pose aussi bien aux Etats-Unis qu&#8217;à l&#8217;Europe qui, bon élève de Kyoto, est plus résolue à changer de paradigme. Il y a notamment le risque de décrochage ou de perte de compétitivité des entreprises des pays appliquant cet accord par rapport à ceux ne qui ne respecte pas (des voix dans le patronat français se sont récemment élevés à ce propos). Cependant, il se trouve que pour des raisons géographiques ou spatiales, politiques  (poids des lobbies plus accentué aux Etats-Unis qu&#8217;en Europe), culturelles ou de mode de vie (qui tranche avec le mode de vie américain ou « l&#8217;american way of life ») la conscience écologique et l’écologie politique se sont plus rapidement imposées en Europe, en particulier en Allemagne et dans les pays nordiques. De sorte que contrairement aux américains, le vieux continent, a pris le risque  stratégique de répondre au défi écologique nonobstant les contraintes économiques potentielles. Cette attitude moralement louable n&#8217;est pas partagée par les américains.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les technologies vertes constituent à la fois un moyen d&#8217;adaptation et d&#8217;atténuation, elles ne peuvent pas, seules, enrayer les tendances révélées par les scientifiques, qui arrivent à leur seuil d&#8217;irréversibilité. Même si, avec les moyens technologiques et industriels que nous disposons aujourd&#8217;hui, les changements de paradigme peuvent s&#8217;opérer à un rythme accéléré (comme on l&#8217;a vu avec la révolution numérique), il faudra du temps pour que les produits écologiques (véhicules propres, énergies renouvelables, etc.) touchent une masse critique pour en espérer un impact systémique sur les tendances climatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème est que le temps, certains pays du monde n&#8217;en disposent plus. Car pour eux ce n&#8217;est même plus une question de générations futures. Les réfugiés climatiques existent bel et bien déjà ; à cause de l&#8217;érosion de leur côte, 2500 habitants d&#8217;une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée seront bientôt transférés vers l&#8217;intérieur du pays. Les glaciers du Kilimandjaro auront disparu d&#8217;ici 15 ans posant un sérieux problème de ressources en eau à des millions d&#8217;habitants d&#8217;Afrique australe. C&#8217;est là naturellement que l&#8217;on mesure l&#8217;égoïsme des nations qui ont dans leurs mains la clé d&#8217;un véritable accord sur le climat.</p>
<p style="text-align: justify;">(1) Pour les scientifiques du Groupe intergouvernemental d&#8217;experts sur le climat (Giec), il faut impérativement limiter l&#8217;augmentation de la température moyenne de la planète à 2°, car au delà de ce seuil, les conséquences seraient dramatiques et irréversibles (ils évoquent même l&#8217;extinction de 30% des espèces végétales et animales). Or pour éviter d&#8217;atteindre ce seuil, il faut une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l&#8217;ordre de 40% d&#8217;ici 2020 par rapport à leur niveau de 1990.</p>
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		<title>Crise climatique : une partie d&#8217;échecs sans issue ?</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 07:18:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
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		<description><![CDATA[N&#8217;oublions pas que cette Terre, nous ne l&#8217;avons pas reçue de nos parents, nous l&#8217;avons empruntée à nos enfants.
Le Sommet des Nations Unies sur les changements climatiques s&#8217;est ouvert à Copenhague, avec dans son agenda la négociation d&#8217;un accord international qui devra succéder au Protocole de KyotoW expirant en 2012. Après plusieurs mois d&#8217;âpres négociations, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right; padding-left: 210px;"><em>N&#8217;oublions pas que cette Terre, nous ne l&#8217;avons pas reçue de nos parents, nous l&#8217;avons empruntée à nos enfants.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le Sommet des Nations Unies sur les changements climatiques s&#8217;est ouvert à Copenhague, avec dans son agenda la négociation d&#8217;un accord international qui devra succéder au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocole_de_Kyoto" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Protocole de Kyoto" class="wikiterm" >Protocole de Kyoto</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup> expirant en 2012. Après plusieurs mois d&#8217;âpres négociations, tant au niveau des experts qu&#8217;au niveau politique, et malgré l&#8217;impressionnante médiatisation qu&#8217;a bénéficié ce sommet, les leaders du monde, ramant souvent à contre-courant de leurs opinions publiques peinent toujours à trouver un consensus sur deux points fondamentaux : les objectifs de réduction des émissions (au moins de 40% d&#8217;ici 2020 par rapport à 1990, car pour les scientifiques, en deçà de ce taux on atteindrait le point de non retour avec des effets irréversibles) et l&#8217;aide à apporter aux pays en développement (estimée à 110 milliards d&#8217;euros par an). On ne peut pas dire, au moment où s&#8217;ouvre ce sommet, quelle en sera l&#8217;issue. S&#8217;il est admis aujourd&#8217;hui que « la maison brûle » pour reprendre l&#8217;expression de l&#8217;ancien Président français Jacques Chirac lors du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg en 2002, et que la responsabilité de l&#8217;homme est majeure dans ce désastre (il y a donc lieu de se féliciter des progrès dans la prise conscience par rapport à il y a dix ans), les résistances à l&#8217;action restent tenaces, aussi bien chez les riches que les pauvres. C&#8217;est à une véritable partie d&#8217;échecs que semblent s&#8217;être engagés les pays de la planète, chacun s&#8217;arc-boutant sur des considérations culturelles, géostratégiques ou économiques (qui ne cadrent pourtant pas toujours avec leurs intérêts à long terme).<br />
<span id="more-355"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les Etats-Unis, ce ne sont pas seulement les enjeux économiques qui constituent le point de blocage et expliquent un jusqu&#8217;au-boutisme qui les a conduit à refuser de ratifier Kyoto, aussi bien sous une administration et un congrès démocrates que républicains. C&#8217;est aussi, et on l&#8217;a souvent malheureusement peu souligné, les motivations culturelles qui expliquent la position américaine, car dans cette question du climat, la perspective d&#8217;une remise en cause de leur mode de vie (l&#8217;American way of life) avec ce qu&#8217;il comporte comme excès, effraie bon nombre d&#8217;américains. Les chinois et les indiens, de leur côté, sont engagés dans une course effrénée au développement, sur les mêmes fondations que le modèle occidental, alors qu&#8217;ils  auraient pu tirer les leçons des erreurs de ce dernier et proposer des paradigmes alternatifs. Dans ce schéma, ils opposent leur droit au développement à la protection de l&#8217;environnement, en considérant que des objectifs trop contraignants peuvent compromettre leur croissance. Pour les autres pays en développement ou pauvres, l&#8217;équation est encore plus simple : c&#8217;est aux pays industrialisés de payer l&#8217;addition, car ils ont une responsabilité historique dans la crise environnementale. Ils ont une dette écologique qu&#8217;ils doivent aujourd&#8217;hui honorer.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis de ceux qui pensent qu&#8217;il faut nécessairement prendre en compte les enjeux sociaux de la question environnementale dans son ensemble (pas uniquement celle du réchauffement climatique), car il est évident, à moins de remettre en cause les logiques et les finalités sous-jacentes mêmes du développement tel qu&#8217;il a été construit et reproduit jusqu&#8217;ici (ce dont je ne suis pas contre!), il faut considérer que la préservation de l&#8217;environnement a un coût social. Or l&#8217;une des faiblesses des conventions internationales actuelles sur l&#8217;environnement est qu&#8217;elles intègrent insuffisamment des mesures d&#8217;accompagnement à l&#8217;adaptation, surtout dans les pays pauvres. Je milite donc pour une solidarité entre les pays, quoique les modalités soient difficiles à définir ; néanmoins le programme REDD (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation) est, à ce sujet, un exemple de mécanisme de compensation des efforts de conservation des forêts tropicales à encourager.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, en tant qu&#8217;écologiste, je considère que les pays en développement commettent une erreur historique majeure et une faute éthique en faisant de ce principe de solidarité un objet de chantage et de marchandage, qui donne l&#8217;impression qu&#8217;ils n&#8217;ont rien à perdre. C&#8217;est justement la meilleure manière de prendre aux pays riches une part de leur responsabilité devant l&#8217;histoire et les générations futures.</p>
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		<title>Internet en procès en France</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 21:01:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ces dernières semaines, Internet est sous le feu des critiques acerbes de plusieurs hommes politiques et intellectuels français, après une série de scandales et de polémiques dans lesquels la toile mondiale a joué un rôle majeur, mais manifestement peu apprécié par ceux que le « Nouvel Observateur » de cette semaine appelle les procureurs du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ces dernières semaines, Internet est sous le feu des critiques acerbes de plusieurs hommes politiques et intellectuels français, après une série de scandales et de polémiques dans lesquels la toile mondiale a joué un rôle majeur, mais manifestement peu apprécié par ceux que le « Nouvel Observateur » de cette semaine appelle les procureurs du Web. La virulence des propos qu&#8217;ils tiennent étonne autant qu&#8217;elle intrigue. Extraits : Internet est «un danger pour la démocratie» pour Jean François Copé, Président du groupe parlementaire du parti majoritaire à l&#8217;assemblée, «un début de totalitarisme» pour Henri Guaino, Conseiller du Président, «une poubelle de la démocratie» pour Alain Finkielkraut, philosophe, «la plus grande saloperie jamais inventée» pour Jacques Séguéla, ex Conseiller en communication du Président Mitterrand.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait que ces propos viennent, pour l&#8217;essentiel, des élites intellectuelles et des hommes de pouvoir est évidement inquiétant (annoncent t-ils des lois de censure ?), mais, en même temps, aiguille les observateurs médusés comme moi vers leurs motivations profondes. Constatons que dans les polémiques qui suscitent aujourd&#8217;hui ce déferlement, Internet aura avant tout joué la fonction classique d&#8217;un média en portant à la connaissance du public (avec la puissance et la rapidité de diffusion qui sont désormais la sienne grâce aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter) des informations qui, il faut le souligner, ont été au départ ignorées par les médias traditionnels (télévision, radio, presse) : volontairement ou non ? C&#8217;est précisément sur cette question que se situent les enjeux de ce débat.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-339"></span>On a assisté au cours de ces dernières années à une mise sous tutelle et sous contrôle des médias traditionnels, soit de manière institutionnalisée, ouverte et clairement assumée comme en Chine, soit de manière plus subtile, à travers des leviers financiers (prise de contrôle de grands groupes de presse et audiovisuels par des puissances financières liées aux hommes politiques, en général de droite ou conservateurs) dans les grandes démocraties occidentales. L&#8217;émergence d&#8217;Internet comme média, de plus en plus puissant de part sa vitesse, sa pénétration sociale, et les formes d&#8217;appropriation développées par de simples citoyens, met à mal les efforts et stratégies de contrôle, voire de manipulation de la sphère publique, que des hommes politiques, groupes de pression et puissances financières ont réussi à asseoir avec la télévision et la presse, dans des formes qui constituent aujourd&#8217;hui un moyen de conquête et d&#8217;exercice du pouvoir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour des raisons techniques liées à son architecture (raisons que je présente dans <a href="http://www.francoisossama.org/documents/tic_politique.pdf">cet article</a> écrit pour une communication à un colloque), Internet, en l&#8217;état actuel des technologies, ne peut pas subir un contrôle comparable à celui des autres médias : car il ne s&#8217;agit pas en réalité d&#8217;un média unique et centralisé qui est logé quelque part avec ses rédacteurs en chef et directeur de publication, que l&#8217;on pourrait « débrancher » au gré des contrariétés qu&#8217;il fait subir à quelque personne haut placé ; il s&#8217;agit d&#8217;une multitude (par dizaine de milliers) de canaux d&#8217;information qui sont entre les mains de simples individus (à travers leurs blogs, leurs pages Facebook, Myspace ou Twitter). De cette réalité naît, chez les puissants, un sentiment d&#8217;impuissance, qui leur est insupportable et entretient cette fébrilité : avec Internet, ils ne peuvent pas définir une ligne éditoriale conforme à leurs objectifs et à leurs intérêts, et si nécessaire, taper sur le rédacteur en chef, renvoyer le directeur de publication ou le Président de la chaîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Comprenons nous bien. Il ne s&#8217;agit nullement pour moi d&#8217;absoudre le web de ses risques et dérives. Mais la véhémence des propos tenus par certaines élites françaises est largement injuste et disproportionnée. On voit d&#8217;ailleurs à ce niveau un double discours, qui trahit une certaine hypocrisie : d&#8217;un côté on exalte Internet en louant le rôle de Twitter et de You tube lors de la crise politique en Iran (on se rappelle par exemple que le gouvernement américain est intervenu pour demander aux responsables de Twitter de déprogrammer une opération de maintenance de leur réseau, afin de permettre aux opposants de continuer à diffuser les images de la répression), de l&#8217;autre côté Internet devient un « danger pour la démocratie » lorsqu&#8217;il permet d&#8217;étaler au grand jour un scandale impliquant le fils du président français. La manipulation, la désinformation, la diffamation, les atteintes aux mœurs ne  ne commencent pas avec le web. Ces dérives, sans qu&#8217;on s&#8217;en réjouissent évidement, sont consubstantielles à l&#8217;essor de tous les médias. On a vu des chaînes de télévision et de radio appeler au génocide, distiller des propagandes idéologiques et des rhétoriques guerrières ; des journaux écrits portent chaque jour atteinte à la vie privée des individus. Le fait que même dans les pays développés, l&#8217;on ait mis en place des instances de régulation de ces médias montre qu&#8217;ils sont potentiellement porteurs de dérapages. Mais comment parler de totalitarisme, de danger pour la démocratie pour un média qui remet l&#8217;espace public centre les mains de citoyens ? N&#8217;est pas cela l&#8217;essence et l&#8217;idéal de la démocratie envisagée par les grecs ?  Quid de la possibilité d&#8217;un meilleur accès à l&#8217;espace public qu&#8217;il offre aux leaders d&#8217;opinion ou à de simples citoyens vivant dans les régimes totalitaires</p>
<p style="text-align: justify;">Une digression pour finir. Ce débat me rappelle celui qui a eu lieu en France dans les années 1990, au début de l&#8217;essor d&#8217;Internet. De nombreux intellectuels, politiques et hommes de culture n&#8217;hésiteraient pas alors à exhumer le dogme de l&#8217;exception culturelle française pour exiger le développement du Minitel à la place d&#8217;Internet. N&#8217;eût été la clairvoyance du gouvernement de M. Jospin peut être la France serait encore au Minitel. De quoi penser en définitive que Internet est mal aimé de certaines élites françaises.</p>
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		<title>Are you in?</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 08:25:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En prélude au Sommet de Copenhague, Team Earth (teamearth.com), avec le soutien du célèbre acteur américain Harrison Ford, lance une pétition (Are you in ?) pour une action urgente en faveur de la protection des forêts tropicales, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Team Earth est une initiative de « Conservation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En prélude au Sommet de Copenhague, Team Earth (teamearth.com), avec le soutien du célèbre acteur américain Harrison Ford, lance une pétition (Are you in ?) pour une action urgente en faveur de la protection des forêts tropicales, dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Team Earth est une initiative de « Conservation International » qui a pour objectif développer un effort collectif, une synergie entre les ONG, le monde de l’éducation et de la recherche et les entreprises pour apporter une réponse globale au défi environnemental auquel est confronté l’humanité. Pour signer cette pétition et la relayer autour de vous je vous invite à aller sur le site : <a href="http://www.teamearth.com/blog/entry/saving_our_planer_wont_be_easy_so_i_need_your_help/">http://www.teamearth.com/blog/entry/saving_our_planer_wont_be_easy_so_i_need_your_help/</a></p>
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		<title>Hommage à Teddy</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 13:40:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Hommage]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>

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		<description><![CDATA[Teddy GoldsmithW, une des figures les plus marquantes du mouvement écologique, s&#8217;en est allé le 21 août dernier à l&#8217;âge de 80 ans. Militant écologique et naturaliste de la première heure, il fonde la revue The Ecologist en 1969. Il publie le « Le Tao de l&#8217;écologie, une vision écologique du monde » (1), une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Teddy_Goldsmith" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Teddy Goldsmith" class="wikiterm" >Teddy Goldsmith</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup>, une des figures les plus marquantes du mouvement écologique, s&#8217;en est allé le 21 août dernier à l&#8217;âge de 80 ans. Militant écologique et naturaliste de la première heure, il fonde la revue The Ecologist en 1969. Il publie le « Le Tao de l&#8217;écologie, une vision écologique du monde » (1), une référence dans la critique du modèle philosophique qui a conduit l&#8217;humanité dans l&#8217;impasse socio-environnementale actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet ouvrage, qui est l&#8217;un de mes livres de chevet, est un plaidoyer pour une approche holistique ou systémique du monde, qui considère la Terre, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaïa" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  Gaïa" class="wikiterm" >Gaïa</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup>, comme un tout vivant. Car pour Teddy, c&#8217;est la conception opposée (réductionniste et mécaniste), formulée par Newton, Descartes et les autres, qui a posé les fondations d&#8217;une construction socio-économique et culturelle peu respectueuse de tous les autres éléments et composantes de la Vie, entrainant leur destruction (qui, ultimement entrainera d&#8217;ailleurs la nôtre !). Il prône également dans ce livre une plus grande considération pour les modèles de pensée des peuples indigènes (appelés primitifs par l&#8217;intelligentsia occidentale), dont il assume d&#8217;ailleurs le fait d&#8217;y tirer son inspiration, car certains de ces peuples ont réussi à vivre en parfaite musicalité avec leur environnement pendant des millénaires. Nous devrions nous ré-approprier ces paradigmes indigènes pour sauver notre planète. Ce point constitue l&#8217;une de ses convictions les plus profondes, exprimées tout au long de sa vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Goldsmith est resté l&#8217;un des tenors du courant écologique conservateur, en phase avec ceux qui considèrent que le concept de développement durable est un compromis politique qui a dévoyé les aspirations écologiques fondamentales.</p>
<p style="text-align: justify;">Je rends ici hommage à ce homme exceptionnel (que certains appellent le « grand-père de l&#8217;écologie ») qui a consacré sa vie et sa fortune à la préservation de la nature. Notons que le journal l&#8217;Ecologiste du mois de novembre 2009 lui sera consacré.</p>
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		<title>Homme cherche autre planète à épuiser</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2009 19:53:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Planète]]></category>

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		<description><![CDATA[Je regardais hier, sur la chaîne de télévision National Geographic, une émission fort intéressante sur le cosmos, ses galaxies, ses étoiles et ses planètes, et surtout ses phénomènes extraordinaires, de part de leur gigantisme et leur puissance, comme les trous noirs et les supernovas. C&#8217;est l&#8217;un des documents les plus denses que j&#8217;ai pu voir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je regardais hier, sur la chaîne de télévision National Geographic, une émission fort intéressante sur le cosmos, ses galaxies, ses étoiles et ses planètes, et surtout ses phénomènes extraordinaires, de part de leur gigantisme et leur puissance, comme les trous noirs et les supernovas. C&#8217;est l&#8217;un des documents les plus denses que j&#8217;ai pu voir sur ce sujet. Je dois dire l&#8217;astronomie a été l&#8217;une de mes premières passions d&#8217;enfance et de jeunesse, car, avec l&#8217;esprit quelque peu dans les étoiles (je rêvais  de devenir astrophysicien), j&#8217;adorais lire des livres sur l&#8217;espace, les planètes et la taille, la composition de leur atmosphère, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais là n&#8217;est mon sujet du jour. Si je vous parle aujourd&#8217;hui de cette émission, c&#8217;est parce que (sans toutefois remettre en cause la qualité de cette émission très riche et didactique) j&#8217;ai été  ulcéré par la reprise dans le commentaire, de l&#8217;un des objectifs que certains scientifiques et politiques assignent à la « conquête » de l&#8217;espace : exploiter (je dirais plutôt mettre la main sur) des ressources naturelles que l&#8217;on pourrait trouver sur les planètes ou leurs satellites. En substance, le commentateur explique, par exemple, qu&#8217;on trouverait sur Titan, un satellite de saturne, 100 fois plus de gaz liquide que sur la terre et que « l&#8217;on pourrait donc y exploiter ce gaz pour chauffer nos villes ». Des visées similaires concernent le fer et le nickel de la planète mars ; certains pensent même faire de la lune une décharge pour la Terre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-330"></span>Voilà qu&#8217;après avoir, en quelques générations seulement (si l&#8217;on considère, quand même, que depuis l&#8217;apparition de l&#8217;homo sapiens, des millions d&#8217;autres se sont succédées avant le début de la période industrielle), pratiquement épuiser nos ressources naturelles (1), nous projetons nos tentacules à des millions de kilomètres pour assouvir les instincts consuméristes que notre société dite post-moderne a fabriqués. Comme si nous étions certains que cet univers n&#8217;a été créé que pour un seul but : satisfaire notre petit moi (Ma voiture, Mon chauffage, Mon, Mon, Mon …). Et inévitablement, ces planètes seront demain des champs de batailles militaires pour le contrôle de leurs ressources. La trilogie de Isaac Asimov, Fondation, en fait une esquisse. Il faudrait qu&#8217;un code de conduite puisse être adopté pour encadrer l&#8217;exploration des planètes. Vivement un moratoire international à cet effet.</p>
<p>(1) Dates d&#8217;épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation<br />
2012 : fin du terbium<br />
2018 : fin du hafnium<br />
2021 : fin de l&#8217;argent<br />
2022 : fin de l&#8217;antimoine<br />
2023 : fin du palladium<br />
2025 : fin de l&#8217;or, Fin du zinc, Fin de l&#8217;indium<br />
2028 : fin de l&#8217;étain<br />
2030 : fin du plomb<br />
2038 : fin du tantale<br />
2039 : fin du cuivre<br />
2040 : fin de l&#8217;uranium<br />
2048 : fin du nickel<br />
2050 : fin du pétrole<br />
2064 : fin du platine<br />
2072 : fin du gaz naturel<br />
2087 : fin du fer<br />
2120 : fin du cobalt<br />
2139 : fin de l&#8217;aluminium<br />
2158 : fin du charbon<br />
(Source : http://terresacree.org)</p>
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		<title>Le virage écolo de mon épicier</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 18:06:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Sacs plastiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Le matin, sur le chemin du bureau, j&#8217;ai pris l&#8217;habitude de m&#8217;arrêter dans une épicerie pour acheter quelques produits à emporter pour mon petit déjeuner. J&#8217;ai toujours refusé systématiquement d&#8217;accepter des sacs plastiques comme emballages, préférant les transporter avec mes mains ou dans du papier (alimentaire) ; ce qui a fini par intriguer les employés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le matin, sur le chemin du bureau, j&#8217;ai pris l&#8217;habitude de m&#8217;arrêter dans une épicerie pour acheter quelques produits à emporter pour mon petit déjeuner. J&#8217;ai toujours refusé systématiquement d&#8217;accepter des sacs plastiques comme emballages, préférant les transporter avec mes mains ou dans du papier (alimentaire) ; ce qui a fini par intriguer les employés forts sympathiques qui me servent habituellement. Car visiblement, ils étaient peu informés et sensibilisés sur la problématique de ces sacs plastiques (en particulier, les fameux sacs plastiques noirs à base d&#8217;hydrocarbures très répandus au Cameroun). J&#8217;ai donc pris le temps de leur expliquer les dangers de ces plastiques non recyclables, aussi bien pour l&#8217;environnement que pour la santé (<a href="http://www.francoisossama.org/?p=262">lire le billet</a> que j&#8217;ai écrit récemment à ce sujet). Les sacs plastiques (que je refusais obstinément de prendre) sont d&#8217;ailleurs devenu le principal sujet de nos échanges quotidiens d&#8217;amabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voyais bien qu&#8217;ils étaient quelque peu gênés de me voir trimbaler des aliments avec mes mains. Mais finalement mon obstination a payé. Car grande et belle a été ma surprise d&#8217;arriver là bas ce matin et me voir proposer, comme emballages, des sacs plastiques recyclables (transparents, à base de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/polypropylène" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  polypropylène" class="wikiterm" >polypropylène</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup>) ! Ils m&#8217;ont expliqué avoir eu une discussion avec leur patron, qui a finalement été convaincu, au moins de faire quelque chose pour <em>« ce client qui transporte ses produits à la main »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai voulu partager ici cette expérience pour vous conforter dans l&#8217;idée que de petits gestes individuels, bien qu&#8217;ils paraissent, pour certaines personnes, tellement insignifiants, sont nécessaires pour contribuer (chacun modestement à son niveau, autour de lui) à la préservation de l&#8217;environnement : c&#8217;est la somme de ces gestes et engagements personnels qui construira la société verte de demain. Et surtout, ces gestes individuels, lorsqu&#8217;ils sont constants, peuvent susciter l&#8217;adhésion des autres.</p>
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		<title>Un portable vert</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 11:43:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Greenpeace]]></category>
		<category><![CDATA[Portable]]></category>
		<category><![CDATA[produits écologiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la firme japonaise de pneumatique Yokohama qui a mit au point un pneu fabriqué à partir d&#8217;huile extraite de l&#8217;oranger, en lieu et place du pétrole (voir le billet que j&#8217;ai fait à ce sujet), c&#8217;est au tour du géant sud-coréen de l&#8217;électronique Samsung de proposer un téléphone portable (Reclaim) aux multiples « attributs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0px 5px; float: right;" src="http://www.samsungusanews.com/wp-content/uploads/2009/08/samsung-reclaim-green1-197x300.jpg" alt="portable Samsung Reclaim" width="100" height="152" />Après la firme japonaise de pneumatique Yokohama qui a mit au point un pneu fabriqué à partir d&#8217;huile extraite de l&#8217;oranger, en lieu et place du pétrole (<a href="http://www.francoisossama.org/?p=276">voir le billet que j&#8217;ai fait à ce sujet</a>), c&#8217;est au tour du géant sud-coréen de l&#8217;électronique Samsung de proposer un téléphone portable (Reclaim) aux multiples « attributs verts » :</p>
<ul>
<li>la coque est constituée à 40% de plastique à base de maïs ;</li>
<li>aucun des produits suivants réputés dangereux pour la santé et l&#8217;environnement n&#8217;est utilisé : cadmium, mercure, chrome, PVC, etc ;</li>
<li>il est recyclable à 80% ;</li>
<li>l&#8217;emballage utilise du papier recyclé à 70% ;</li>
<li>la notice complète de l’appareil est en ligne, pour économiser du papier ;</li>
<li>le chargeur consomme 12 fois moins d&#8217;énergie que ceux disponibles sur le marché ; il émet un signal sonore à la fin de la charge (pour éviter la surchauffe).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Le produit proposé par Samsung n&#8217;est pour autant pas un gadget, mais un vrai bijou technologique. Reclain dispose en effet des dernières technologies comme un appareil photo numérique, une puce GPS, un lecteur de carte, un clavier coulissant et la technologie <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/bluetooth" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  bluetooth" class="wikiterm" >bluetooth</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup>.</p>
<p><span id="more-312"></span>Avec Reclaim, Samsung signe son troisième téléphone portable vert, après le Blue Earth qui fonctionne à l&#8217;énergie solaire. Cette nouvelle stratégie orientée vers des produits écologiques a valu à l&#8217;entreprise d&#8217;apparaître à la deuxième place du <a href="http://www.greenpeace.org/raw/content/usa/press-center/reports4/guide-to-greener-electronics-12.pdf">classement 2009 pour un High tech responsable de Greenpeace</a>.</p>
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		<title>Acheter des produits informatiques verts</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 21:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[TIC]]></category>
		<category><![CDATA[Coût écologique]]></category>
		<category><![CDATA[E-déchets]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[PC à 100 dollars]]></category>
		<category><![CDATA[Vert]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un outil en ligne qui intéressera et aidera sans doute ceux qui sont à la recherche d&#8217;appareils informatiques (micro-ordinateurs, portables, imprimantes, etc.) verts : EPEAT (Electronic Product Environmental Assessment Tool http://www.epeat.net/) ou en français « Outil d&#8217;évaluation écologique des produits électroniques ». Cet outil, développé par le Conseil électronique vert (GEC) aux Etats-Unis, attribue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Voici un outil en ligne qui intéressera et aidera sans doute ceux qui sont à la recherche d&#8217;appareils informatiques (micro-ordinateurs, portables, imprimantes, etc.) verts : EPEAT (Electronic Product Environmental Assessment Tool <a href="ttp://www.epeat.net/" target="_blank">http://www.epeat.net/</a>) ou en français « Outil d&#8217;évaluation écologique des produits électroniques ». Cet outil, développé par le Conseil électronique vert (GEC) aux Etats-Unis, attribue des médailles (bronze, argent, or) aux appareils en fonction de leur respect des critères environnementaux (une cinquantaine) définis par les fabricants, des associations écologistes, des organismes de protection de la santé, des consommateurs et des spécialistes du recyclage : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/efficacité_énergétique" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  efficacité énergétique" class="wikiterm" >efficacité énergétique</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup>, utilisation de substances dangereuses, recyclage, etc. Les caractéristiques environnementales spécifiques à chaque pays sont en prise en compte dans l&#8217;évaluation. Malheureusement, pour le moment, seuls 40 pays sont concernés, dont aucun pays africain.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Aller d&#8217;un quartier à l&#8217;autre de Yaoundé en passant par Paris</title>
		<link>http://www.francoisossama.org/?p=300</link>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2009 22:17:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Ossama</dc:creator>
				<category><![CDATA[TIC]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceux qui ont des connaissances en réseaux informatiques ont sans doute déjà utilisé une commande qu&#8217;on appelle tracerouteW. Elle sert à montrer l&#8217;itinéraire que votre ordinateur emprunte pour arriver sur le serveur où se trouve la page web que vous avez demandée. Depuis mon ordinateur chez moi à Yaoundé, je me suis amusé à taper [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ceux qui ont des connaissances en réseaux informatiques ont sans doute déjà utilisé une commande qu&#8217;on appelle <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/traceroute" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  traceroute" class="wikiterm" >traceroute</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup>. Elle sert à montrer l&#8217;itinéraire que votre ordinateur emprunte pour arriver sur le serveur où se trouve la page web que vous avez demandée. Depuis mon ordinateur chez moi à Yaoundé, je me suis amusé à taper le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/traceroute" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  traceroute" class="wikiterm" >traceroute</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup> de plusieurs sites officiels dont www.spm.gov.cm (le site web officiel des services du Premier ministre, hébergé sur un serveur qui se trouve dans ces services à Yaoundé également). Voici ce que j&#8217;obtiens comme réponse :<br />
traceroute to www.spm.gov.cm (195.24.203.47), 30 hops max, 40 byte packets<br />
1  ymsc-bras-1.cm.mtnns.net (41.205.0.122)  10.061 ms  25.864 ms  31.426 ms<br />
2  41.205.0.210 (41.205.0.210)  15.135 ms  19.816 ms  36.513 ms<br />
3  ny-tpr-1&#8211;ny-cr-1-a.us.mtnns.net (209.212.127.129)  301.693 ms  306.785 ms  328.225 ms<br />
4  274.ge-1-3-8.mpr2.lga5.us.above.net (208.185.41.243)  333.791 ms  339.795 ms  344.038 ms<br />
5  xe-0-1-0.er2.lga5.us.above.net (64.125.27.65)  312.287 ms  317.413 ms  322.978 ms<br />
6  above-FranceTelecom.lga5.us.above.net (64.125.13.250)  350.463 ms  294.117 ms  295.380 ms<br />
7  * * *<br />
8  pos0-14-0-0.auvtr1.Aubervilliers.opentransit.net (193.251.131.161)  312.894 ms  307.729 ms  318.022 ms<br />
9  pos0-14-0-0.pastr1.Paris.opentransit.net (193.251.241.166)  339.451 ms  324.007 ms  334.260 ms<br />
10  gi9-0-0.passe2.Paris.opentransit.net (193.251.240.214)  329.143 ms  345.379 ms  350.513 ms<br />
11  * * *<br />
12  195.24.192.3 (195.24.192.3)  507.531 ms  501.119 ms  502.845 ms<br />
13  195.24.193.46 (195.24.193.46)  513.998 ms  525.986 ms  525.943 m</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de la ligne 3 on constate que pour arriver à ce site officiel, partant de mon ordinateur, je sors du Cameroun, passe par les Etats-Unis puis par Paris en France, avant de revenir au Cameroun. Dans le monde réel on dirait que pour aller d&#8217;un quartier à l&#8217;autre de Yaoundé je suis allé passer par Paris !<span id="more-300"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La messagerie électronique est un autre exemple. Comme nos organisations (aussi bien les entreprises que les ministères) ne mettent pas en place leurs propres serveurs de messagerie, ce sont des messageries électroniques publiques comme Yahoo! ou Hotmail qui sont utilisées par quasiment tous les internautes, y compris par des hauts fonctionnaires pour des courriers officiels. Or, à ma connaissance, ces messageries n&#8217;ont pas installé de serveurs en Afrique subsaharienne (alors qu&#8217;on en trouve en Asie, en Europe et en Amérique du Nord). Ainsi, lorsque je parle de ma boîtes e-mail, c&#8217;est un espace qui se trouve sur un serveur Yahoo ! en Europe ou en Amérique du Nord. Si j&#8217;envoie un e-mail à quelqu&#8217;un qui est pourtant dans la même ville que moi, ce destinataire doit en réalité se rendre des serveurs situés sur un autre continent pour lire le message.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce problème ne serait pas si grave que ça s&#8217;il n&#8217;y avait autour que cette charge ou portée symbolique (le fait de transiter par Paris pour se connecter à un site officiel comme celui des services du Premier ministre) . Mais, en plus des délais (temps) de connexion forcément plus longs (alors que l&#8217;ère du haut débit véritable se fait attendre), son coût est énorme pour nos économies. En effet, l&#8217;opérateur national (fournisseur d&#8217;accès) qui achemine ce trafic doit payer un coût de transit à son homologue étranger. On estime ainsi à 400 millions de dollars ce que les africains perdent chaque année à cause de cette incongruité.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant la solution est simple et n&#8217;est pas techniquement complexe à mettre en œuvre. Les fournisseurs d&#8217;accès doivent s&#8217;entendre pour créer des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/points_d'échange_Internet" target="_blank" title="Wikipedia, Definition de  points d'échange Internet" class="wikiterm" >points d'échange Internet</a><sup class="wikiicon" ><em>W</em></sup> (Internet Exchange Point &#8211; IXP) qui serviront à acheminer le trafic Internet national de l&#8217;un à l&#8217;autre. Plusieurs pays africains ont déjà mis en place de tels systèmes (Kenya, Ghana, Nigeria, Tanzanie, Afrique du Sud, etc.). Vivement que notre pays suivent l&#8217;exemple.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Point_d%27%C3%A9change_Internet">A propos des Points d&#8217;échange (Wikipédia)</a></p>
<div id="_mcePaste" style="overflow: hidden; position: absolute; left: -10000px; top: 0px; width: 1px; height: 1px;"><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { so-language: zxx } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Ceux qui ont des connaissances en réseaux informatiques ont sans doute déjà utilisé une commande qu&#8217;on appelle traceroute. Elle sert à montrer l&#8217;itinéraire que votre ordinateur empreinte pour arriver sur le serveur où se trouve la page web que vous avez demandée. Depuis mon ordinateur chez moi à Yaoundé, je me suis amusé à taper le traceroute de plusieurs sites officiels dont <a href="http://www.minduh.gov.cm/">www.spm.gov.cm</a> (le site web officiel des services du Premier ministre hébergé sur un serveur qui se trouve dans ces services également à Yaoundé). Voici ce que j&#8217;obtiens comme réponse :</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">traceroute to www.spm.gov.cm (195.24.203.47), 30 hops max, 40 byte packets</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">1  ymsc-bras-1.cm.mtnns.net (41.205.0.122)  10.061 ms  25.864 ms  31.426 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">2  41.205.0.210 (41.205.0.210)  15.135 ms  19.816 ms  36.513 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">3  ny-tpr-1&#8211;ny-cr-1-a.us.mtnns.net (209.212.127.129)  301.693 ms  306.785 ms  328.225 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">4  274.ge-1-3-8.mpr2.lga5.us.above.net (208.185.41.243)  333.791 ms  339.795 ms  344.038 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">5  xe-0-1-0.er2.lga5.us.above.net (64.125.27.65)  312.287 ms  317.413 ms  322.978 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">6  above-FranceTelecom.lga5.us.above.net (64.125.13.250)  350.463 ms  294.117 ms  295.380 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">7  * * *</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">8  pos0-14-0-0.auvtr1.Aubervilliers.opentransit.net (193.251.131.161)  312.894 ms  307.729 ms  318.022 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">9  pos0-14-0-0.pastr1.Paris.opentransit.net (193.251.241.166)  339.451 ms  324.007 ms  334.260 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">10  gi9-0-0.passe2.Paris.opentransit.net (193.251.240.214)  329.143 ms  345.379 ms  350.513 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">11  * * *</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">12  195.24.192.3 (195.24.192.3)  507.531 ms  501.119 ms  502.845 ms</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-size: x-small;">13  195.24.193.46 (195.24.193.46)  513.998 ms  525.986 ms  525.943 m</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">A partir de la ligne 3 on constate que pour arriver à ce site officiel, partant de mon ordinateur, je sors du Cameroun, passe par les Etats-Unis puis par Paris en France, avant de revenir au Cameroun. Dans le monde réél on dirait que pour aller d&#8217;un quartier à l&#8217;autre de Yaoundé je suis allé passer par Paris !</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">La messagerie électronique est un autre exemple. Comme nos organisations (aussi bien les entreprises que les ministères) ne mettent pas en place leurs propres serveurs de messagerie, ce sont des messageries électroniques publiques comme Yahoo! ou Hotmail qui sont utilisées par quasiment tous les internautes, y compris par des hauts fonctionnaires pour des courriers officiels. Or, à ma connaissance, ces messageries n&#8217;ont pas installé de serveurs en Afrique subsaharienne (alors qu&#8217;on en trouve en Asie, en Europe et en Amérique du Nord). Ainsi, lorsque je parle de ma boîtes e-mail, c&#8217;est un espace qui se trouve sur un serveur Yahoo ! en Europe ou en Amérique du Nord. Si j&#8217;envoie un e-mail à quelqu&#8217;un qui est pourtant dans la même ville que moi, ce destinataire doit en réalité se rendre des serveurs situés sur un autre continent pour lire le message.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Ce problème ne serait pas si grave que ça s&#8217;il n&#8217;y avait autour que cette charge ou portée symbolique (le fait de transiter par Paris pour se connecter à un site comme des services du Premier ministre) . Mais, en plus des délais de connexion forcément plus longs (alors que l&#8217;ère du haut débit véritable se fait attendre), son coût est énorme pour nos économies. En effet l&#8217;opérateur national (fournisseur d&#8217;accès) qui achemine ce trafic doit payer un coût de transit à son homologue étranger. On estime ainsi à 400 millions de dollars ce que les africians perdent chaque année à cause de cette incongruité.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Pourtant la solution est simple et pas techniquement complexe à mettre en oeuvre. Les fournisseurs d&#8217;accès doivent s&#8217;entendre pour créer des points d&#8217;échange (IPX) qui serviront à acheminer le trafic Internet national de l&#8217;un à l&#8217;autre. Plusieurs pays africains ont déjà mis en place de tels systèmes (Kenya, Afrique du Sud, etc.). Vivement que notre pays suivent l&#8217;exemple.</p>
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</div>
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